À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026, sous le thème international : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », il est temps de reconnaître et d’amplifier le rôle central des femmes dans le secteur du tourisme en République démocratique du Congo : actrices de la relance économique, gardiennes des patrimoines culturels et moteurs d’emplois locaux, elles méritent que leurs droits deviennent justice concrète et que cette justice se traduise en actions durables.
Sur le terrain, les femmes sont nombreuses dans l’artisanat, la restauration informelle, les services à l’accueil et aussi le guidage, mais elles restent trop souvent exclues des postes de direction et des circuits de financement formel. Pour inverser cette tendance, quatre priorités s’imposent : d’abord, l’accès au financement avec des microcrédits ciblés, des garanties pour les coopératives d’artisanes et des fonds dédiés au développement d’hébergements et de services touristiques portés par des femmes.
Ensuite, la formation et la certification, développer des programmes adaptés en gestion hôtelière, guidage, marketing numérique et gestion d’entreprise, pensés pour les femmes urbaines et rurales afin de professionnaliser les savoir-faire et ouvrir des marchés.
Troisièmement, la sécurité et la protection juridique, mettre en place des mécanismes locaux pour prévenir et sanctionner la violence basée sur le genre, avec des procédures d’accès à la justice simplifiées ; enfin, la visibilité et le leadership, penser à des quotas et des politiques volontaristes pour promouvoir des femmes dans les différents aspects du secteur du tourisme, booster les associations professionnelles et les instances décisionnelles, et lancer des campagnes de valorisation des productrices locales. Autorités, ONG, bailleurs et entreprises ont chacun un rôle précis : intégrer des budgets et quotas dédiés, concevoir des projets liant formation, accès au marché et protection sociale, et adopter des politiques RH inclusives favorisant les chaînes d’approvisionnement locales.
Il faut cependant anticiper les risques : éviter l’exclusion des zones rurales au profit des centres urbains et prévoir des filets de sécurité et d’assurances pour protéger les microentreprises face aux chocs économiques.
Transformer le slogan en réalité exige une volonté politique claire, des financements ciblés et des partenariats locaux solides. Chaque initiative qui valorise les femmes dans le tourisme est une victoire pour l’économie, la culture et la justice sociale en RDC. En ce 8 mars, engageons-nous à faire de Droits. Justice. Action. Non pas un simple mot d’ordre, mais le moteur d’un changement tangible pour toutes les femmes et les filles qui façonnent aujourd’hui et demain le visage du tourisme congolais.
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